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8 févr. 2013

« Lili l’archi »




Qui ne connaît Lili l’archi ? De son vrai nom Magali Chupeau Legoff ?
Architectes, illustrateurs et curieux d’architecture tous ont parcouru un jour ou l’autre son blog aux couleurs panachées et à la signature particulière.

Mais qui est vraiment Lili l’archi ?
D’origine nantaise, Lili a fait ses études à Rennes. Aujourd’hui elle travaille et vit à Tours.
Quand on demande à Lili pourquoi elle a choisi l’architecture ?
Elle confie qu’elle a hésité un moment entre les Beaux-arts et l’architecture mais finalement a choisi ce dernier. Et puis elle raconte son enfance à Nantes où déjà petite, elle était fascinée par le Théâtre Onyx (Jean Nouvel et Myrto Vitart) d’une part et dans un autre registre la cité radieuse de Rezé (Le Corbusier) d’autre part. Des « sensations architecturales » comme elle les appelle et en parle avec un ton très lyrique.

Chez Lili on trouve une multitude d’ouvrages sur Charlotte Perriand. Et quand elle parle de son style architectural favori, Lili cite entre autres les lignes épurées de Mallet-Stevens et de Jean Prouvé. Et des architectes d’aujourd’hui elle mentionne Chartier & Corbasson et leur astucieuse extension de la CRCI de Picardie à Amiens.

Enthousiaste quand elle parle de son métier, Lili l’archi discute aussi bien de structure que de réglementations et de normes d’accessibilité.

Et le dessin alors ? Selon Lili, au début ce n’était que pour le plaisir mais l’idée d’un blog, couplée par le cadeau d’une tablette graphique l’ont poussé vers quelque chose de plus concret : l’illustration.

Lili reconnaît aujourd’hui avoir ce besoin d’illustrer. Elle se livre au beau jeu de l’humour via ses quelques dessins qui, selon elle, valent mieux qu’un long discours.

Mais notre héroïne n’est pas seulement illustratrice, elle présente tous les quinze jours sur Tv Tours une chronique sur l’architecture et la décoration. Elle me raconte ses découvertes, ses visites et entre deux phrases, elle dévoile plaisamment comme elle est enchantée.

Lili a été récemment très éprouvée par le décès d’Andrée Putman qu’elle considère comme l’une de ses modèles.

Pluridisciplinaire comme ses références, Lili l’est déjà même si elle reste modeste. Avec le ton décomplexé et frais de son blog, elle arrive parfois avec humour et souvent avec pertinence à gravir peu à peu l’échelle de l’excellence…   

Un peu plus sur Lili l’archi c’est : ici.

3 janv. 2013

SANAA ou la discrétion en architecture...

  

   




C’est l’histoire d’un palais royal reconverti un jour et devenu depuis, le plus grand musée de Paris. Il s’agit du musée du Louvre qui le 4 décembre 2012 s’est doté d’une succursale à Lens (Pas de Calais).


L’arrivée de cet équipement culturel constitue un succès grandiose pour une région jusque-là délaissée. Ainsi, les visiteurs affluent de partout pour cet édifice abondamment médiatisé.

Et l’architecture alors ?

Un volume épuré qui tranche avec toute présence avoisinante. Une architecture venue d’ailleurs qui a su se démarquer sans écraser. Une forêt de poteaux minces couronnés par une chape de béton élémentaire, des façades bardés en aluminium et des détails fins qui donnent à l’ensemble un aspect aérien voire léger.

A Lens, c’est l’architecture japonaise de SANAA (Ryue Nishizawa et Kazuyo Sejima) dans toute sa splendeur et sa sobriété qui est mise en évidence par les aménagements de la paysagiste Catherine Mosbach.

Certaines allées ne sont pas encore complètement terminées, quelques espaces restent néanmoins inoccupés, mais le Louvre Lens continue à capter les regards et faire réagir les critiques d’architecture venus nombreux.

Avis aux amateurs, en attendant l’ouverture de la 3ème antenne du Louvre conçue par Jean Nouvel à Abu-Dhabi…

A lire une autre critique sur: le blog Everybody Knows

Les photos : © Sipane Hoh

21 sept. 2012

Le « MiniMetro » de Pérouse, un condensé artistique…





Pérouse a depuis toujours été une ville d’art et d’architecture. Au fil des balades, le visiteur suit une histoire trépidante qui le mène de la ville basse, autrefois siège de la famille Baglioli qui est devenu depuis une succession labyrinthique de rues et ruelles souterrains à la ville haute et ses quelques trésors architecturaux d’époque.

Cependant, la capitale de l’Ombrie reconnaît une grande difficulté : l’encombrement permanent de ses petites ruelles due à la circulation automobile. Un problème que la municipalité a essayé de régler jusque là par divers moyens.

En 2008, après avoir  tenté de modérer la circulation, de rendre difficile l’accès au centre ville, d’instaurer une zone de circulation limitée, Pérouse a réussit un pari immense : celui d’avoir un « MiniMetro ».

Le « MiniMetro » de Pérouse est un condensé technologique qui se veut à la fois écologique. La conception des stations porte la griffe de Jean Nouvel.

Avec ce geste, Pérouse peut devenir une ville piétonne sans pour autant devenir une ville musée…

A ce sujet, lire : ici et là.
Les photos : © thbz.

20 mai 2012

Zoom sur…l’hôtel de ville de Montpellier

© Thierry Hardy
                                                                    
C’est à Montpellier que les architectes Jean Nouvel et François Fontès coordonnent une énorme fraction de ville qui contient entre autres la nouvelle mairie. L’imposante structure mixte d’acier et de béton, de couleur bleue a pris place dans une zone en pleine expansion, le quartier de port Marianne qui symbolise la volonté de la ville pour une extension vers la mer.

C’est à la fois un bâtiment contemporain et durable qui accueille une centrale photovoltaïque de production d’électricité sur 1 400 m². Aux diverses caractéristiques et aux différents exploits techniques structurels vient s’ajouter un traitement novateur des quelques plafonds de l’édifice.

Alors que le plafond de la Salle des Rencontres offre un immense feu d’artifice coloré, celui de la salle de conseil s’orne des reproductions de grands moments de l’histoire de la révolution. Quant au plafond du hall d’entrée, il se démarque par l’impression d’un groupement d’extraits des anciens registres d’état-civil de la ville.

Un projet qui s’inscrit dans un quartier en mutation, un édifice et des détails à parcourir… 

Pour plus de photos, voir: ici.
La photo : © Thierry Hardy. 
L’utilisation de cette photo est exclusive pour le blog DETAILS.

8 févr. 2012

« Equerre d’argent 2011 »



Dans une ambiance néorenaissance et dans la réplique de la galerie des glaces du château de Versailles, c’est dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Paris qu’on a célébré la remise des prix de l’équerre d’argent 2011.
   
Cette année, point de « less is more » comme l’année dernière mais place au « trop n’est jamais assez ». 
Néanmoins et malgré toute critique cette fois-ci, l’équerre d’argent a su pointer vers le patrimoine dans le sens le plus large du terme. Tout d’abord, un patrimoine construit que les architectes contemporains ont comme devoir de garder et de restaurer au lieu de démolir et de recommencer. C’était le message envoyé via le prix qui a été décerné pour la première fois et depuis 1983, date du premier prix, à une rénovation et une mise aux normes actuelles et non une construction neuve.

 D’un autre côté on a récompensé via le projet de Vincent Parreira (la mention de l’équerre d’argent) un savoir faire artisanal qui a démontré qu’il était possible même au XXIème siècle d’étonner via des matériaux ancestraux et de produire un résultat extraordinaire.

Après des icônes architecturales comme l’institut du monde arabe à Paris (Jean Nouvel en 1987) ou la Maison Lemoine à Floirac (Rem Koolhaas en 1998), 2011 sera marquée par une icône d’un autre genre la tour de logements Bois-le-Prêtre.

Bref, cette année la symbolique était toute autre…
Texte et photos: © Sipane Hoh

6 juin 2011

Un insolite ouvrage...



 


Hérouville-Saint-Clair, un nom étrange pour une ville qui ne manque pas de surprises. Connue comme un « laboratoire d’architecture », un lieu où les curieux assoiffés de nouveautés architecturales devraient trouver un grand intérêt.

Entre deux projets de Jean Nouvel, sur une surface de 855 m² s’étend une station tête de ligne pour le tramway sur pneu qui traverse la ville de Caen du nord au sud. C’est un vaste lieu flegmatique, un endroit où la ville prend fin. Et c’est à cet endroit précis que les architectes de l’agence Tetrarc en collaboration avec les architectes de l’agence Lewis Potin ont conçu ce projet.

Des tuyaux verdâtres se chevauchent, se croisent et s’entrelacent pour former une forme futuriste, un insolite ouvrage qui abrite pour un moment et ceci tout au long de la journée, des passants pressés …

Pour plus d’informations sur cet ouvrage, voir : ici.

9 mai 2011

"Un condensé d’architectures"






A l’image des îles d’un archipel, les volumes se frôlent et se suivent. C’est à partir de matériaux différents, de formes distinctes et de couleurs puisées dans l’histoire de la ville que le théâtre de l’Archipel sort de terre.

Par ici un volume en béton serti de briques rouges, par là un autre en Corten, plus loin encore, un autre parallélépipède avec son écrin doré sans oublier le bâtiment qui au fil du temps sera recouvert des différents évènements qui ont participé à l’histoire du lieu. Finalement la pièce maîtresse de cet ensemble « Le Grenat » une immense bulle en béton qui se vêtira pour l’occasion sa plus belle robe, elle sera en résine et brillera avec la luminosité ambiante.

Conçu par Les Ateliers Jean Nouvel avec Brigitte Métra et associés, une fois terminé, ce condensé d’architectures deviendra très vite un lieu incontournable pour tout visiteur de la ville…