8 févr. 2012

« Equerre d’argent 2012 »



Dans une ambiance néorenaissance et dans la réplique de la galerie des glaces du château de Versailles, c’est dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Paris qu’on a célébré la remise des prix de l’équerre d’argent 2012.
   
Cette année, point de « less is more » comme l’année dernière mais place au « trop n’est jamais assez ». 
Néanmoins et malgré toute critique cette fois-ci, l’équerre d’argent a su pointer vers le patrimoine dans le sens le plus large du terme. Tout d’abord, un patrimoine construit que les architectes contemporains ont comme devoir de garder et de restaurer au lieu de démolir et de recommencer. C’était le message envoyé via le prix qui a été décerné pour la première fois et depuis 1983, date du premier prix, à une rénovation et une mise aux normes actuelles et non une construction neuve.

 D’un autre côté on a récompensé via le projet de Vincent Parreira (la mention de l’équerre d’argent) un savoir faire artisanal qui a démontré qu’il était possible même au XXIème siècle d’étonner via des matériaux ancestraux et de produire un résultat extraordinaire.

Après des icônes architecturales comme l’institut du monde arabe à Paris (Jean Nouvel en 1987) ou la Maison Lemoine à Floirac (Rem Koolhaas en 1998), 2012 sera marquée par une icône d’un autre genre la tour de logements Bois-le-Prêtre.

Bref, cette année la symbolique était toute autre…

7 févr. 2012

Subtil et raffiné...


C’est à Rapperswil-Jona, en Suisse que se situe cette construction. Dans cette ville surnommée également « La ville des roses » on trouve des fortifications ainsi que plusieurs vestiges qui datent du XIIème siècle. Dans cet environnement historique que l’agence d’architecture mlzd a réussit de glisser son projet. Un volume osé qui se distingue avec son environnement et qui malgré tout s’y insère brillamment. Une extension d’un musée millénaire dans un contexte antique. Un projet où le bronze enveloppant se mêle à la pureté de l’intérieur pour un résultat subtil et raffiné…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
La photo : © Dominique Marc Wehrli.
Le site des architectes mlzd : ici.

6 févr. 2012

Pour un poète...


Une maison pour écrire, une villa de rêve, une demeure pour un poète, le tout pourra se concrétiser selon l’architecte Alberto Campo Baeza en une seule construction. Des murs hauts dessinent la limite entre un monde extérieur vers lequel cette maison se ferme à l’image d’une boîte et un monde intérieur lumineux et transparent. Blanc et épuré ce « château contemporain » dédié à son poète laisse rêveur plus d’un entre nous et c’est à découvrir : ici.

Le site des architectes : ici.
La photo : © Alberto Campo Baeza.

3 févr. 2012

Densifier la ville ? Et comment ?


Il s’agit du premier prix d’un concours architectural qui a été organisé récemment à Porto, au Portugal. C’est une manière créatrice de densifier la ville que nous proposent le duo Filipe Magalhaes et Ana Luisa Soares. Une structure innovante a été proposée (comme une greffe sur l'existant) où des capsules d’habitation viennent se poser sur des planchers vides utilisés à leur tour comme un jardin ouvert. Une drôle d’idée qui pourrait trouver ses admirateurs et c’est à découvrir : ici.

2 févr. 2012

Le logement social, une utopie ?


«L’Unité d’Habitation crée un phénomène social productif dans lequel l’individuel et le collectif s’équilibrent dans une juste répartition des fonctions de la vie quotidienne». Cette citation de Le Corbusier est-elle toujours d’actualité ?

C’est ma chronique que vous pouvez trouver : ici.

La photo : © Patrick Nadeau

1 févr. 2012

« Une sculpture sociale »



Un paysage post-industriel des habitations délaissés avec un taux de chômage élevé et une zone entière pas encore réhabilitée. Il s’agit de l’un des quartiers du sud-est de la ville de Magdebourg en Allemagne. Le projet de la réinterprétation de l’ancienne librairie  est vu comme une « sculpture sociale ». Pour la réalisation on a même eu l’idée de réutiliser une portion de l’une des façades d’une usine industrielle. Cette librairie ouverte nuit et jour où les livres sont à libre disposition est devenue aujourd’hui un symbole dans toute la région…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
Le site des architectes : ici.
Photos: © Anja Schlamann.

31 janv. 2012

« Sumikiri House »



C’est dans la ville industrielle d’Amagasaki qui se trouve dans la préfecture de Hyogo au Japon que se situe cette maison. Dans cette ville dense connue par ses ruelles étroites, cette construction occupe le coin d’une parcelle en se glissant délicatement parmi un environnement à habitations basses.

Contemporaine, elle affiche une façade perforée qui procure la luminosité pour son intérieur tout en gardant l’intimité de ses habitants, une caractéristique des maisons japonaises depuis toujours. Minimaliste et épurée, cette maison originale est une curiosité à découvrir…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
Le site des architectes : ici.

29 janv. 2012

Quand l'ancien et le nouveau se rencontrent...


Avant tout, il s'agit d'un projet de préservation de l'ancien par de nouveaux moyens. Les architectes ont eu l'idée de délimiter l'espace des ruines du site archéologique par une muraille en corten et d'ajouter suivant les besoins du projets quelques excroissances nécessaires. Le résultat est un mélange réussi de genres et de couleurs, une cohabitation qui prononce l'histoire du lieu tout en gardant une touche moderne.C'est le musée archéologique de Lisbonne et c'est à découvrir: ici

Le site des architectes: ici.
La photo: © FG+SG – Fernando Guerra, Sergio Guerra

27 janv. 2012

"Arnaud Cohen"





On se trouve à 20 Rue de Thorigny, Paris devant la galerie de Laure Roynette. Une galerie d’art, deux vitrines vides et quelques néons de couleurs rose et bleu. Des écritures, en anglais, qui lancent le ton et racontent l’histoire avant l’histoire. Un conte? Non, il s’agit de l’art contemporain dans toute son abstraction et toute sa splendeur.

L’artiste est là pour expliquer, développer et faire visiter sa dernière exposition parisienne intitulée : « Ruins of Now ». Dans cet espace immaculé, des ruines tout aussi étincelantes, des colonnes argentées et morcelées sous formes de bouteilles de Coca-Cola, qui représentent l’univers dans lequel nous fait plonger l’artiste. Toute une métaphore. Une immersion immédiate dans sa pensée, ses différents points de vue et sa manière de voir les choses. Quelques clins d’œil à son enfance et à d’autres artistes qui ont influencé son parcours viennent agrémenter ces quelques œuvres dispersées.  

Au fur et à mesure qu’on avance dans cette visite qui détaille différentes maquettes, nous nous confrontons à des objets iconiques que l’artiste a choisi comme une base pour son travail.

Arnaud Cohen fait partie de ces artistes qui refusent de créer, ses travaux représentant des fragments qu’on trouve toujours dans la vie quotidienne et qui lui servent de messages. Des morceaux modifiés, parfois même convertis qui portent malgré tout son unique signature. Ses œuvres parlent de notre société actuelle tout en faisant des clins d’œil à l’Allemagne des années 30 ou la France des années 70, deux époques fortes et à la fois  représentatives.

Enfin, Arnaud Cohen sait brillamment via ses œuvres fixer les lumières sur une réalité vue, vécue et sentie mais
constamment négligée…

Pour mieux comprendre le travail de l’artiste, lire la critique suivante.

25 janv. 2012

Quand l’eau et le paysage se rencontrent en ville...


C’est à Mantes-la-Jolie, à mi-chemin entre la Seine et le Val Fourré que se situe ce projet. Il s’agit d’un pôle nautique à caractère particulier. Suivant ses architectes, cette construction neuve ne devrait pas seulement rapprocher la ville et le paysage environnant mais redynamiser toute la région. A la fois innovante et fonctionnelle l’architecture renvoie sans cesse au symbolique de l’eau et la vague, un élément moteur qui rend le projet encore plus harmonieux et lui procure une identité recherchée… 

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
Le site des architectes Search : ici.
La photo : © Emile Dubuisson