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27 juil. 2012

« Habitat 67 »

 



 
  

C’était un autre temps…
Dans son mouvement d’ouverture au monde, l’exposition s’est intitulée  « Terre des hommes » d’après l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry. C’était en 1967 à Montréal.

Habitat 67 est né. Un manifeste que n’importe quel étudient d’architecture entend au moins parler une fois lors de son cursus.

Il s’agit d’une idée révolutionnaire que Moshe Safdie a élaboré en s’appuyant sur sa thèse « A Three-Dimensional Modular Building System ».

L’architecte a cherché, via ce projet, le cumul des avantages de la maison individuelle et celui de l’appartement (déjà à l’époque !). D’où l’imbrication et l’empilement de 354 modules en béton préfabriqué pour un résultat des plus impressionnants.

Safdie pensait inclure dans le programme à la fois des logements, des boutiques et une école. Malheureusement comme pour de nombreuses conceptions de nos jours, les restrictions budgétaires l’ont poussé à changer ses idées de départ. Le projet final comprend seulement des logements.  

En 2009, Habitat 67 a été classé « monument historique », c’est le premier édifice moderne qui a obtenu cette reconnaissance au Québec.

Aujourd’hui, cet ensemble de 45 ans avec ses cubes enchevêtrés, ses terrasses visibles de loin, ses puits de lumière, ses cages d’ascenseur et ses passerelles en hauteur protégées en plexiglas, continue toujours à attirer l’attention. 

Ce pavillon thématique admiré de milliers de visiteurs lors de l’exposition universelle n’est plus cette sculpture gigantesque d’autrefois mais un ensemble contemporain de logements que les habitants ont adopté et en parlent avec admiration. L’architecte qui a voulu offrir « un fragment de paradis pour chacun » semble avoir réussi son pari…

D’autres photos se trouvent sur ma galerie publique : ici.

8 févr. 2012

« Equerre d’argent 2011 »



Dans une ambiance néorenaissance et dans la réplique de la galerie des glaces du château de Versailles, c’est dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Paris qu’on a célébré la remise des prix de l’équerre d’argent 2011.
   
Cette année, point de « less is more » comme l’année dernière mais place au « trop n’est jamais assez ». 
Néanmoins et malgré toute critique cette fois-ci, l’équerre d’argent a su pointer vers le patrimoine dans le sens le plus large du terme. Tout d’abord, un patrimoine construit que les architectes contemporains ont comme devoir de garder et de restaurer au lieu de démolir et de recommencer. C’était le message envoyé via le prix qui a été décerné pour la première fois et depuis 1983, date du premier prix, à une rénovation et une mise aux normes actuelles et non une construction neuve.

 D’un autre côté on a récompensé via le projet de Vincent Parreira (la mention de l’équerre d’argent) un savoir faire artisanal qui a démontré qu’il était possible même au XXIème siècle d’étonner via des matériaux ancestraux et de produire un résultat extraordinaire.

Après des icônes architecturales comme l’institut du monde arabe à Paris (Jean Nouvel en 1987) ou la Maison Lemoine à Floirac (Rem Koolhaas en 1998), 2011 sera marquée par une icône d’un autre genre la tour de logements Bois-le-Prêtre.

Bref, cette année la symbolique était toute autre…
Texte et photos: © Sipane Hoh

4 avr. 2011

De l’architecture contemporaine à Paris ?



On se trouve Rue Desnouettes, dans le XVème arrondissement de Paris. Un programme dense, une parcelle étroite, un passage exigu, un mur végétalisé et une architecture qui sort de l’ordinaire.

Il s’agit du poste de commandement centralisé de la ligne 12 du métro parisien, de ses bureaux et de 48 logements dont une partie donne directement sur le futur parc de la petite ceinture. Un projet qui reprend l’histoire du lieu, s’adapte aux différentes contraintes du secteur concerné et répond aux attentes des utilisateurs des lieux.

Rien n’est laissé au hasard, avec cette réalisation, chaque détail trouve son explication en se référant au site déjà existant. Son architecte, Emmanuel Saadi a su via cet immeuble introduire dans la ville une architecture originale et audacieuse tout en respectant la mémoire de ce fragment de ville…

Pour plus d’informations sur ce projet, voir : ici.

30 mars 2011

"Défense 2000"

A l’heure où le sujet de la construction des tours à Paris semble être d'actualité, un retour en arrière et un plongeon dans les années 70 qui ont vu naître la plus haute tour d’habitation de France.

C’est un village vertical sous forme d’une tour qui se trouve dans le quartier de La Défense, pas loin de Paris. Construite entre 1971 et 1974, cette réalisation symbolique de son époque a marqué le paysage de la ville où elle se trouve. Typique, elle incarne entièrement l’architecture du moment. Aujourd’hui, le plus haut immeuble d’habitation de France affiche toujours sa silhouette en béton et attire les curieux regards…

Pour plus d'information, voir: ici.
La photo: © PhilippeCottier