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27 mars 2013

Et si les bunkers changeaient de destination ?

  

  



Pendant longtemps l’Albanie, un pays en guerre, a accumulé les bunkers sur ton territoire. Ces grandes structures en béton sont restées vides et inoccupées depuis plus de vingt-cinq ans. Deux étudiants en architecture Gyler Mydyti et Elian Stefa, proposent ainsi une intelligente reconversion qui change l’image de ces colosses vis-à-vis d’autrui. Baptisé « Concrete mushrooms » le projet a été présenté à l’école polytechnique de Milan et  largement apprécié. 

Parmi les bunkers, certains ont gardé une robuste structure alors que d’autres au fil du temps, se sont fragilisés. L’idée étant de pouvoir exploiter les constructions en apportant quelques modifications selon l’état structurel de chacune d’elles. Une intéressante démarche qui met en avant la notion de recyclage et c’est à découvrir : ici.

20 mars 2013

A Bâle, c’est la foire...



 




C’est le 25 avril 2013, lors de l’ouverture du salon de l’horlogerie que se déroule l’inauguration de la nouvelle foire de Bâle. Un chantier colossal qui a duré trois ans et a mobilisé plusieurs corps de métier.

Conçu par le duo bâlois Herzog et de Meuron, le complexe a coûté la coquette somme de 350 millions d’euros.

Il s’agit de trois grandes halles superposées en béton recouvert de lamelles métalliques plates et courbes. L’ensemble fait 220 mètres de long, 90 mètres de large et 32 mètres de haut, le tout percé par une grande cavité qui attire la lumière à son centre.

Pour répondre aux différentes fonctionnalités du lieu le choix des architectes s’est porté sur une hauteur sous plafond de 10 mètres. Un espace de deux étages dans un même écrin polyvalent et permettant ainsi plusieurs agencements.

Outre son côté architectural, ce projet s’inscrit dans une dynamique globale dont bénéficie l’aménagement de tout le quartier. A savoir que le remaniement de ce morceau de ville n’a pas encore touché à sa fin. D’autres projets viendront d’ici 2015 compléter le plan d’aménagement.

Surprenante par sa structure, multifonctionnelle par son volume intérieur et indispensable pour le développement du quartier, le nouveau centre des foires de Bâle est une curiosité architecturale qui vaut le détour…

Les photos: © Sipane Hoh

11 mars 2013

C’est le Printemps...










Sur le site du Moniteur, dans son article daté de 11 janvier 2013, Laurent Miguet nous raconte l’étonnante évolution du magasin strasbourgeois Le Printemps. Un « bijou architectural » pour les uns, une « nouveauté désagréable » pour les autres, l’édifice qui avant même d’être inauguré a pu créer la polémique dans la ville européenne.

On se trouve à Strasbourg, Place de l’homme de fer en face de la station du métro du même nom. C’est un îlot qui se caractérise par un mélange architectural étonnant qui a subi lors des siècles de nombreux changements.

Elle est visible de loin, la façade enrobée d’un curieux revêtement. Jouxtant un immeuble en béton sobre et un autre en pierre de taille, le voilà, le nouvel emblème du "Printemps". Une enveloppe qui telle une greffe s’accroche à l’existant et alterne le verre et le métal dans un mouvement lent pour nous projeter ensuite dans le monde de la haute-couture et du design. Alors que certains habitants y voient un arrière-goût des colombages très chers aux alsaciens, d’autres crient à la déforme d’un emblème et la fin d'une époque.

La réhabilitation a été conçue et dirigée par l’architecte designer Christian Biecher. Une première réalisation de l’architecte dans ce département qui l’a vu naître. Le coût total s’élève à 22 millions d’euros pour un projet qualifié de moteur pour l’agglomération strasbourgeoise. Par cet acte architectural fort, la ville espère augmenter le nombre des visiteurs qui frôlait le 2 millions avant d’entreprendre le changement.

Dans un ensemble immobilier constitué de trois bâtiments, l’architecture de Christian Biecher est censée rehausser tout un quartier. Serait-ce vraiment le cas ? Rendez-vous dans quelques ans…

Les photos: © Sipane Hoh


Plus de photos sur ma galerie publique : ici.

13 févr. 2013

Entre patrimoine et innovation...

  



C’est à Lisbonne, dans le quartier historique de Baixa Pombalina que se trouve aujourd’hui le musée de la mode et du design. C’est une construction qui date de 1952 où l’architecte Cristino da Silva avait conçue l’une des banques les plus viennoises de Lisbonne. Sauf que des années plus tard, l’endroit ayant changé de destination est devenu la propriété de la ville. L’architecte Ricardo Carvalho en collaboration avec Joana Vilhena ont repensé l’ensemble. Leur parti-pris était de laisser la structure du lieu apparente, un pari audacieux qui a trouvé un grand succès. Leur intervention se limite donc à la peinture réfléchissante sur le sol ainsi qu’à l’éclairage qui met en avant les œuvres exposées. Il en résulte un lieu hybride à mi-chemin entre patrimoine et innovation…

Pour plus d’informations, voir : ici.
Les photos : © FG + SG – Fernando Guerra, Sergio Guerra

5 févr. 2013

« 2:pm architectures »



Drôle de nom pour une agence d’architecture. Mais une fois que l’on regarde de près, quelle mine de projets !

Derrière cette façade (« 2:pm architectures »), se trouve trois architectes Matthieu Bergeret, Hans Lefèvre et Paul Rolland accompagnés de Sylvie Dao Duc en tant qu’assistante administrative, Sara Guedes et Sébastien Gaffari en tant que collaborateurs de projet et Felix Barroux en en tant que stagiaire.

Quand on demande au trio architectes pourquoi leur choix pour l’architecture, le même mot est prononcé à la fois par les trois: « par passion ».
Une passion qui les a ramené sur le chemin de l’architecture après avoir essayé séparément (mais pas pour longtemps) d’autres disciplines plus techniques et transversales. Cette affection pour leur métier se traduit aujourd’hui par une complémentarité et une richesse inégalable vu que les trois associés ne sortent pas des mêmes écoles d’architecture et ont chacun sa propre expérience dans des agences d’architecture avant leur collaboration.

Et depuis, Matthieu, Hans et Paul ne s’arrêtent pas de s’interroger sur les projets et leur contexte en apportant des témoignages et proposant des évolutions. Pour cela de multiples propositions venant de divers horizons ont retenu leurs attentions.

Ainsi, les architectes ont exploré à la fois les workshop (cinq en tout), ont obtenu plusieurs distinctions à des concours nationaux et internationaux et ont participé à des conférences et des installations pour enrichir encore plus leurs expérimentations.

« Notre production est éclectique, fourre-tout ou plutôt fouille-tout » déclarent-ils avec énergie. Un point positif qui montre la pluralité de leur production.

Parlons « style architectural » alors, quand je leur demande s’il existe un genre particulier que l’agence peaufine plus que d’autres, les architectes répondent en une seule voix : « Aucune ». Pour 2 :pm architectures, le fait de ne pas avoir un style en est un. De la philosophie en architecture ? Non, tout simplement une détermination de répondre au cas par cas, le style viendra probablement plus tard ou pas.

Par contre la discussion du trio sur la manière de qualifier le vide et le plein en architecture est assez intéressante ; ils se posent beaucoup de questions sur le rapport intérieur-extérieur et la manière d’approcher l’architecture contemporaine.
 
Un matériau fétiche pour 2 : pm architectures ? « Non, mais une mise en œuvre des matériaux » me répondent-ils. En architecture, la maquette reste leur chouchou qui selon les architectes matérialise le projet. Il ne faut pas s’étonner donc qu’ils réussissent tellement dans les présentations au sein d’un workshop.

On continue à discuter et j’apprends que nos architectes essayent par tous les moyens d’enjoliver l’architecture et les architectes aux regards d’autrui. D’après eux le manque de confiance envers l’architecte existe encore dans nos sociétés et cela depuis les Beaux-arts, des idées reçues difficile à changer. Ils essayent donc de démontrer que penser et bâtir vont de pair même si derrière les deux actions se trouve une seule personne : l’architecte.

Pour Matthieu, Hans et Paul des programmes atypiques tels les halles de marchés pour une petite municipalité ou des trinquets que l’on voit partout au pays basque font partie de projets qu’ils aimeraient réaliser. Les aspirations de l’agence semblent être donc, aussi inhabituelles que leurs divers projets.    

2 :pm architectures est tout d'abord une équipe soudée qui met en avant une nouvelle manière de voir les choses en architecture. A mi-chemin entre réserve et audace leur travail est un joyeux mélange de circonstances…

Le site de 2 :pm architectures : ici.

29 janv. 2013

Equerre d’argent 2012, la remise des prix…

  







C’était lors d’une cérémonie festive que les lauréats de l’équerre d’argent 2012 ont reçu leurs prix. Après la réplique du château de Versailles qui servait de décor l’année dernière, cette année le choix du lieu était pour la cité de l’architecture.

Quoi de plus normal que de primer l’architecture en son temple ?

Une salle entière vêtue de la même couleur de celle de l’année dernière : le rouge, en honneur à la couleur phare de l’organisateur (Le Moniteur).

De nombreux architectes et de curieux d’architecture toute génération confondue ont répondu présents. Des jeunes, des moins jeunes, des femmes, des hommes, même un adorable bébé avait fait le déplacement, chose très rare dans ce genre d’assemblée d’où le plaisir de le signaler.

Tour à tour, se sont défilés à la tribune les primés accompagnés selon le projet, parfois de leur chef de projet, du maître d’œuvre, du représentant de la mairie de la ville où se trouve la construction récompensée et d’autres personnages dont le point commun était l’enthousiasme et la joie.

A cette occasion et tout au long de la soirée, Le Moniteur a alimenté son compte twitter, photos à l’appui, une délicate attention envers les absents qui suivaient de loin cet évènement.

Et pour conclure, un buffet qui a pu finalement rassembler les invités éparpillés dans deux salles vu leur nombre conséquent.

A partir d’aujourd’hui, chacun des convives continue son chemin, il reste néanmoins dans les pensées l’important message passé hier soir : «  plus d’architecture, pour tous et partout en France »…

Pour d'autres informations sur le prix de l'équerre d'argent 2012, voir: ici.
D'autres photos se trouvent sur ma galerie publique: ici.

25 janv. 2013

En bambou...



Elle se trouve à Beukenlaan, en Belgique. Nichée dans un environnement boisé cette maison en bambou simple et aux lignes pures attire l’attention. Tout d’abord, un terrain difficile, une pente raide qui ne facilite pas l’implantation et une étroitesse qui nécessite une grande organisation. Malgré les difficultés affichées, les architectes de l’agence AST77 ont su tirer profit de la situation. Les façades sont couvertes de cadres en acier noir comprenant des rondins en bambous chose qui facilite l’intégration visuelle de la maison dans le bosquet. L’intérieur est lumineux et la couleur blanche côtoie le bois dans la plupart des pièces. C’est une maison qui respecte les dernières normes énergétiques grâce à l’utilisation de la pompe à chaleur, de l’orientation de ses pièces et de son système d’isolation. C’est une curiosité à découvrir : ici.


Le site des architectes de AST77 : ici.
LA photo : © Steven Massart.

21 janv. 2013

« Atypique »




Elle se trouve dans la vieille ville d’Amsterdam. Il s’agit d’une maison conçue pour un amoureux d’art et de peinture. Pour pouvoir exposer les œuvres de l’artiste, il aura fallu penser à un revêtement de façade adapté. Ce sont les architectes Chris Kabel et Abbink X de Haas qui ont créé et réalisé l’ouvrage. Le choix était pour un aluminium perforé qui occulte l’intérieur tout en laissant passer les rayons de soleil. Au besoin et selon la luminosité dominante, les différents panneaux se plient et se replient laissant entrer la lumière directe à l’intérieur. Au dernier étage, se trouve une terrasse avec une vue dégagée sur la ville. Ainsi, ce parallélépipède atypique de couleur blanche et sa façade voilée constituent la dernière pièce d’une longue rénovation d’un quartier en mutation…


Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.

Les photos :  © Jan Peter Föllmi  

16 janv. 2013

Habiter un château d’eau, c’est possible...



Les habitants de cette maison atypique n’ont plus besoin de chercher un point culminant pour avoir une vue de 360° sur la capitale britannique. Il s’agit d’un ancien réservoir d’eau datant de 1877 qui a été ingénieusement reconvertie en une résidence familiale. C’est le duo Leigh Osborne et Graham Voce qui a accompli cette délicate mission. Ici, le mélange des genres ne choque pas mais représente une intéressante approche architecturale de la capacité de mutation d’un bâtiment qui ne remplit plus ses fonctions. C’est une curiosité à découvrir : ici.

14 janv. 2013

Habiter le patrimoine industriel, c’est possible...



C’est une drôle de reconversion qu’a subi cette station d’épuration qui se trouve à Villefranche sur mer. C’est l’architecte d’intérieur Bernadette Jacques qui s’est chargée de de l’ensemble des travaux jusqu’aux moindre détails.Une fois à l’intérieur de la bâtisse, on se croirait dans un musée mais il s’agit bien d’une résidence familiale aménagée avec un grand soin et des matériaux de qualités. Alors que l’extérieur garde son charme d’antan, l’intérieur a subi une transformation des plus spectaculaires. Néanmoins, l’esprit industriel reste présent pour rappeler à ses occupants la fonction d’origine. C’est une curiosité à découvrir et elle se trouve : ici


La photo : © 3mille.

7 janv. 2013

Le belvédère...



C’est en Novembre 2012 que la construction de ce projet vient de finir. Il s’agit d’une tour d’observation de vingt mètres qui se trouve à Dalfsen, aux Pays-Bas. Située dans un environnement naturel, la structure portante de l’édifice est en métal, l’ensemble étant recouvert de bois. Au cours de son ascension, le visiteur pourra contempler via cette installation le paysage avoisinant jusqu’à l’arrivée en haut où la vue s’étend jusqu’à la rivière Vecht. C’est une curiosité à visiter à découvrir : ici.

Le site de l’agence d’architecture : ici.
La photo : Ateliereen Architects.

21 déc. 2012

Dialogue de genres...




Cette année, le prix WAN (world architecture news) pour la catégorie restauration a été décerné à l’agence d’architecture Opus 5 (Agnès Pontremoli et Bruno Decaris) pour leur projet d’école de musique à Louviers (Eure).

C’est l’incroyable histoire d’un couvant datant du XVIIème siècle qui a été reconverti en prison deux siècle plus tard. Avant l’intervention des architectes de l’agence Opus 5, il restait à peu près la moitié de l’édifice dont une partie enjambant un bras de fleuve.

Le parti pris des architectes était de garder les vieilles ruines autour du fil d’eau et de greffer un parallélépipède en verre qui assure la continuité visuelle de l’ancien mur.

De cette opération se résulte un bâtiment raffiné où le nouveau magnifie l’ancien et un projet dans lequel  un impressionnant dialogue de genres semble s’y installer…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
Le site de l’agence Opus 5 : ici.
La photo : © Opus 5.

19 déc. 2012

Epurée...

 


C’est dans la ville espagnole de Zamora que se trouve cette construction. Dans un environnement historique et minéral, l’agence d’architecture Alberto Campo Baeza a érigé une boîte de verre entourée d’un mur en pierre. La forme est simple, l’architecture est épurée et la blancheur immaculée. Le contraste résultant de cette confrontation des matières est indéniable. C’est à découvrir : ici. 

Le site de l’architecte Alberto Campo Baeza : ici.
La photo : © Javier Callejas Sevilla - Alberto Campo Baeza

17 déc. 2012

Un incontournable repère urbain...








La passerelle de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) constitue un original « trait urbain » qui lie les différents quartiers de la ville et facilite l’accès à la gare.De forme végétale, elle se roule telle une feuille et enjambe les diverses voies améliorant ainsi la circulation dans la ville.
Selon les architectes de l’agence DVVD, la passerelle est conçue comme née de la déformation du sol, elle est construite en bois et elle est piétonne. C'est un projet qui a ainsi réussi à devenir un incontournable repère urbain…


Pour plus d’informations et de photos, voir : le site des architectes DVVD.
Les photos : © Cyril Sancereau

14 déc. 2012

CAB à la Trinité…

 




Présenté comme une « suture entre la ville haute et la ville basse », le projet de l’agence d’architecture niçoise CAB (Calori Azimi Botineau) est le lauréat du 30ème prix de l’équerre d’argent.

Selon le site du Moniteur : « Le jury a particulièrement apprécié l’intégration du bâtiment dans la pente, ainsi que le travail sur la lumière zénithale et sur la matière. »

Mais ce « pôle de petite enfance » est bien plus que ça…

Le ruban de béton qui se plie et se replie épouse une pente escarpée et devrait se contenter d’une parcelle ingrate. Un contexte ardu non seulement pour construire mais surtout pour éclairer les différentes parties du programme qui s’avère être vaste et exigent.

La notion de l’intérieur qui s’ouvre vers l’extérieur est un autre terrain exploré par les architectes. Les différentes vues qui s’offrent aux utilisateurs des lieux semblent être au cœur même des préoccupations de leurs concepteurs. D’où l’utilisation de grandes baies vitrées qui s’ouvrent vers l’extérieur.

L’immense chape de béton couvre des intervalles ordonnés, géométriques et spacieux.
A l’inverse de nombreux projets actuels traitant du même programme, l’intérieur est épuré.

Dans leur « pôle de petite enfance » à la Trinité, les  architectes de CAB ont fait un travail remarquable jusqu’au bout des détails.

Dans toutes leurs conceptions, la discrétion semble être l’alliée de nos architectes, même chose pour leur site internet

Les photos : © CAB