29 mars 2013

« Fragment »






J’avais déjà évoqué à plusieurs reprises le travail du photographe Cyril Sancereau. Il s’agit cette fois-ci d’une nouvelle collection qui attire mon attention. Avec « Fragment », l’œuvre architecturale que Cyril a l’habitude de mettre en avant s’efface et laisse place aux différents détails. C’est une approche photographique qui pousse au-delà des limites d’une simple représentation. Ainsi, des fractions de la vie de chaque mur ou fenêtre constituent une histoire abstraite que seule l’imagination puisse formuler…

Les photos: © Cyril Sancereau

27 mars 2013

Et si les bunkers changeaient de destination ?

  

  



Pendant longtemps l’Albanie, un pays en guerre, a accumulé les bunkers sur ton territoire. Ces grandes structures en béton sont restées vides et inoccupées depuis plus de vingt-cinq ans. Deux étudiants en architecture Gyler Mydyti et Elian Stefa, proposent ainsi une intelligente reconversion qui change l’image de ces colosses vis-à-vis d’autrui. Baptisé « Concrete mushrooms » le projet a été présenté à l’école polytechnique de Milan et  largement apprécié. 

Parmi les bunkers, certains ont gardé une robuste structure alors que d’autres au fil du temps, se sont fragilisés. L’idée étant de pouvoir exploiter les constructions en apportant quelques modifications selon l’état structurel de chacune d’elles. Une intéressante démarche qui met en avant la notion de recyclage et c’est à découvrir : ici.

25 mars 2013

Polémique autour du parc Lescure ?










Le jury de l’appel à idées pour le projet du Parc Lescure de Bordeaux était présidé par Eduardo Souto de Moura. Le 7 mars 2013, nous connaissions les noms des cinq lauréats.  Le concept même du concours était de laisser libre à l’imagination des participants en étudiant à la fois les projets réalisables ainsi que certaines conceptions considérées comme utopiques.

Le journal Sud Ouest présente les lauréats et va plus loin en se posant la question : « Le vieux stade Chaban-Delmas n’inspirait-il pas trop les architectes ? ». Dans le même texte, nous pouvons également lire: « rien de vraiment bluffant » concernant toujours les diverses propositions.
Pourtant 88 dossiers ont été remis au jury…

L’un des nombreux dossiers participants était celui de 2 :pm architecture, en partenariat avec Dauphins architecture et Atelier Physalis. Le projet  refuse toute table rase du stade présenté comme un équipement emblématique faisant partie du patrimoine des bordelais. Les architectes expliquent leur choix en donnant des exemples concrets et convaincants comme les arènes de Nîmes qui n’ont jamais cessé leur mutation au fil du temps. 

Une intéressante approche qui consiste à garder l’intégralité de la structure et met en avant l’idée de la réutilisation en architecture. Et c’est à découvrir : ici.

22 mars 2013

« Evolo 2013 »



Le prix « Evolo » a été crée en 2006 pour promouvoir les différentes nouveautés à travers l’architecture verticale. Depuis, nous assistons chaque année à l'émergence d'un panel de projets innovants alliant verticalité et dernières innovations. Venus du monde entier, les participants se surpassent pour mettre en avant des programmes variés aussi bien sur le plan architectural que technologique.

En 2013, le jury a opté pour trois gagnants et 24 mentions. On remarque la présence de plusieurs français dans le lot. Néanmoins, le premier prix est pour Derek Pirozzi et son projet « Polar Umbrella ». Nous sommes loin des gratte-ciel traditionnels autant sur la forme que sur le fond. Ici, la structure prend des airs de parapluie. A la fois dynamique et écologique, l’ensemble se révèle être un condensé qui rassemble les dernières technologies de pointe. Utopie ? Non, réalisable avec ses moindres détails, ce colosse a le mérite de bousculer notre imagination et ressortir une fois pour toutes, la création architecturale de ses mesures…

Les autres prix et mentions se trouvent : ici.

20 mars 2013

A Bâle, c’est la foire...



 




C’est le 25 avril 2013, lors de l’ouverture du salon de l’horlogerie que se déroule l’inauguration de la nouvelle foire de Bâle. Un chantier colossal qui a duré trois ans et a mobilisé plusieurs corps de métier.

Conçu par le duo bâlois Herzog et de Meuron, le complexe a coûté la coquette somme de 350 millions d’euros.

Il s’agit de trois grandes halles superposées en béton recouvert de lamelles métalliques plates et courbes. L’ensemble fait 220 mètres de long, 90 mètres de large et 32 mètres de haut, le tout percé par une grande cavité qui attire la lumière à son centre.

Pour répondre aux différentes fonctionnalités du lieu le choix des architectes s’est porté sur une hauteur sous plafond de 10 mètres. Un espace de deux étages dans un même écrin polyvalent et permettant ainsi plusieurs agencements.

Outre son côté architectural, ce projet s’inscrit dans une dynamique globale dont bénéficie l’aménagement de tout le quartier. A savoir que le remaniement de ce morceau de ville n’a pas encore touché à sa fin. D’autres projets viendront d’ici 2015 compléter le plan d’aménagement.

Surprenante par sa structure, multifonctionnelle par son volume intérieur et indispensable pour le développement du quartier, le nouveau centre des foires de Bâle est une curiosité architecturale qui vaut le détour…

Les photos: © Sipane Hoh

17 mars 2013

"Toyo Ito"


Tower of Winds, Yokohama-shi, Kanagawa, Japan, 1986 

C’est un château d’eau en béton datant des années soixante qui se trouve à Yokohama, au Japon. Un jour, la ville a pris la décision de lancer un concours d’architecture ayant pour but l’amélioration de la première impression des visiteurs qui y débarquent en bus.
La proposition de l’architecte Toyo Ito a été de couvrir la structure anonyme de miroirs en acrylique. Une deuxième peau en aluminium a été installée autour de la tour reflétant ainsi le ciel pendant la journée. La nuit, des anneaux lumineux offrent aux passants un impressionnant spectacle lumineux. De même, un système électronique qui capte et interprète les bruits avoisinants et les transforme en couleurs y a été installé. En conséquence, la ville a gagné un nouveau repère, résultat d’une intelligente reconversion…


Toyo Ito est le lauréat du prix Pritzker 2013 annoncé aujourd'hui même le 17 Mars 2013.

Le site de Toyo Ito: ici.
Le site du Pritzker: ici.
La photo : © Tomio Ohashi

14 mars 2013

« Stéphane Chalmeau »

Autoportrait sur un pont de l'agence TETRARC
 
Il n’est pas rare de rencontrer, sur de nombreuses photos d’architecture, la signature du photographe Stéphane Chalmeau. En vérité qui est Stéphane Chalmeau et quel a été son parcours ?  Quelques détails de la vie d’un personnage discret et talentueux.

Stéphane n’est pas bavard, mais il répond volontiers à mes questions dès que j’évoque sa passion : la photographie d’architecture. 
Entre deux phrases il me raconte comment son père lui avait offert son premier reflex (Canon EOS 1000) à l’époque où Stéphane avait passé son bac français. C’était le déclic qui a appris à ce dernier à regarder autrement et qui l’a dirigé plus tard vers des études d’architecture.
Des années longues où Stéphane a appris notre discipline dans les moindre détails, une chose est sûre il ne s’est jamais désintéressé de la photo vu que son sujet de fin d’études portait sur un espace d’exposition itinérant. L’image a toujours accompagné Stéphane et a contribué petit à petit à sa réputation même s’il n’a jamais cessé de croire qu’il deviendrait un bon architecte.

Nous poursuivons la discussion et Stéphane me raconte avec une pointe d’amusement comment à l’époque de ses études, quand il développait ses photos chez lui  dans sa salle de bain et les ramenait à l’école, Philippe Ruault les regardait déjà avec un grand intérêt.

Toujours est-il que, une fois ses études d’architecture terminées, au lieu de l’embaucher comme dessinateur ou architecte, l’AIA lui proposait de faire les portraits (en noir et blanc) de ses 150 employés de l’agence rassemblés sur cinq sites en France. La photographie encore et toujours. Cette fois-ci, c’est décidé : Stéphane Chalmeau deviendrait photographe d’architecture. Le destin? Non, répond-il en souriant et il me raconte ses sentiments envers la photo de Jean-Marie Monthiers contemplée un beau jour lointain dans le magasine spécialisé « Technique et Architecture ». « Un bâtiment long, au bord de l’eau, photographié de face  en fin de journée ». Une image qui l’a fait rêver et dont il raconte encore l’effet.

Stéphane Chalmeau travaille avec l’agence d’architecture nantaise TETRARC pour laquelle il a commencé son premier reportage en 2000. Depuis, une relation de confiance s’est installée entre les deux parties et elles ne se sont plus quittées. Stéphane photographie à la fois les locaux, les chantiers de l’agence, les prototypes ainsi que leurs différentes réalisations. Un peu comme s’il faisait parti de l’agence Tetrarc.


Stéphane Chalmeau aimerait travailler avec des architectes talentueux, il a du mal à nommer quelques uns quand je lui pose la question. Trois noms se détachent de sa longue liste malgré tout : Peter Zunthor, Herzog & de Meuron et SANAA.

Stéphane aime photographier en couleurs sans triche ni retouche, il ne cache pas le contexte qui lui apporte cette attention singulière que l’on découvre dans chacune de ses photos. Lucide, il reconnaît les quelques difficultés de la profession mais comme il aime ce qu’il fait, il n’est pas prêt de s’en passer.

Passionné d’architecture et de son métier, Stéphane est un personnage réservé qui non seulement aime ce qu’il fait mais sait bien le faire aimer…

Le site de Stéphane Chalmeau: ici.

13 mars 2013

« Audience »



Depuis six ans que le blog DETAILS existe, il serait temps de faire le point sur l’audience et les statistiques de ce dernier.
Tout d’abord, bien que tous mes papiers sont en français, les visiteurs s’avèrent être internationaux, chose dont je me félicite et je remercie tous celles et ceux qui viennent me lire sur mon blog exprès parceque suivant les statistiques, peu de monde atterrit ici par hasard.

Et pour donner satisfaction à la curiosité de nombreux lecteurs, je rends publique certaines informations :
Les dix pays d’où viennent mes lecteurs les plus assidus sont :
France, Etats-Unis, Espagne, Belgique, Algérie, Suisse, Tunisie, Allemagne, Liban et Royaume-Uni.
L’architecture possède la même langue et elle est mondiale.

Les sites, sources du trafic du blog s’avèrent être hétéroclites, on a le choix entre différents réseaux sociaux, des sites et blogs amis et de nombreux moteurs de recherches encore une fois internationaux.

Ce qui est frappant, outre le nombre des pages consultées quotidiennement qui n’est pas exceptionnel mais tout à fait acceptable pour un blog spécialisé et d’une telle envergure, c’est le temps record passé sur chacun de mes billets, ce qui montre l’intérêt que porte les lecteurs à l’information diffusée.

Ces informations sont évolutives et ne présentent qu’une fraction figée dans le temps de la vie de ce blog. Elles sont ramenées à changer très vite avec chaque lecteur et suivant le temps qui passe... 

12 mars 2013

« Olympiades, Paris 13ème – Une modernité contemporaine »



  



 


Il reste à peine une semaine avant que l’exposition de l’arsenal « Les Olympiades, Paris 13e, une modernitécontemporaine » qui se tient au Pavillon se termine. L’occasion de faire le bilan et peut être de donner goût, à ceux qui ne l’ont pas encore visité, d’y faire un tour.

Tout d’abord, l’invitation commence par une affiche photogénique où les lignes courbes des lettres se mêlent à la verticalité des tours présentées.

C’est au dernier étage, à l’abri des regards que se déroule l’exposition. A part un poster que l’on puisse voir de l’extérieur et de loin, rien. Donc, la sobriété semble être au rendez-vous.

Malgré l’étroitesse du lieu, une belle luminosité. Le visiteur y déambule comme s’il explorait un musée. Une documentation éparse mais intéressante. Le choix est varié : d’anciennes photos, quelques plans d’époque, des images plus récentes et surtout des données historiques qu’il faut aller chercher dans les quelques journaux, rares exemplaires mis à disposition.

La scénographie a été réalisée par Aurélien Gillier. Simple et surprenante elle nous plonge dans l’histoire des années soixante-dix à l’époque où Michel Holley a relevé un immense défi, celui de concevoir un quartier sur dalle.

A l’intérieur de l’exposition, l’ambiance est feutrée, agrémentée par quelques plantes qui constituent le seul élément de couleur verte. Volontaire ou pas le visiteur pourra faire la comparaison entre la quantité de béton qu’il voit dans les photos et les quatre récipients en hauteur. Même si dans de telles expositions, le contenu prime au contenant, le regard curieux s’attardera sur chaque élément rehaussant l’ensemble.

Pour le visiteur qui aimerait connaître encore plus sur le quartier des Olympiades, il pourra continuer la découverte et aller explorer en vrai l’urbanisme sur dalle, le seul que l’on trouve dans la capitale française.

C’est une intéressante exposition à ne pas manquer…
Les photos: © Sipane Hoh

11 mars 2013

C’est le Printemps...










Sur le site du Moniteur, dans son article daté de 11 janvier 2013, Laurent Miguet nous raconte l’étonnante évolution du magasin strasbourgeois Le Printemps. Un « bijou architectural » pour les uns, une « nouveauté désagréable » pour les autres, l’édifice qui avant même d’être inauguré a pu créer la polémique dans la ville européenne.

On se trouve à Strasbourg, Place de l’homme de fer en face de la station du métro du même nom. C’est un îlot qui se caractérise par un mélange architectural étonnant qui a subi lors des siècles de nombreux changements.

Elle est visible de loin, la façade enrobée d’un curieux revêtement. Jouxtant un immeuble en béton sobre et un autre en pierre de taille, le voilà, le nouvel emblème du "Printemps". Une enveloppe qui telle une greffe s’accroche à l’existant et alterne le verre et le métal dans un mouvement lent pour nous projeter ensuite dans le monde de la haute-couture et du design. Alors que certains habitants y voient un arrière-goût des colombages très chers aux alsaciens, d’autres crient à la déforme d’un emblème et la fin d'une époque.

La réhabilitation a été conçue et dirigée par l’architecte designer Christian Biecher. Une première réalisation de l’architecte dans ce département qui l’a vu naître. Le coût total s’élève à 22 millions d’euros pour un projet qualifié de moteur pour l’agglomération strasbourgeoise. Par cet acte architectural fort, la ville espère augmenter le nombre des visiteurs qui frôlait le 2 millions avant d’entreprendre le changement.

Dans un ensemble immobilier constitué de trois bâtiments, l’architecture de Christian Biecher est censée rehausser tout un quartier. Serait-ce vraiment le cas ? Rendez-vous dans quelques ans…

Les photos: © Sipane Hoh


Plus de photos sur ma galerie publique : ici.

10 mars 2013

Juste une image...

Il s'agit d'un projet controversé dont le chantier touchera à sa fin d'ici quelques semaines. Plus de détails et de photos demain...

La photo: © Sipane Hoh